le végétal comme outil de résilience territoriale

Adapter nos sociétés et nos territoires à l’évolution du climat devient aussi crucial que de prendre des mesures pour atténuer le changement climatique.

L’actualité encore meurtrie par les inondations nous ferait presque oublier les étés caniculaires qui ont précédés. Ces aléas et leur sinistralité doivent être analysés à l’aune du changement climatique et de l’augmentation de fréquence des événements extrêmes qui y est associée.

Parmi le panel des outils qui s’offrent à nous en matière d’aménagement du territoire, se trouvent les « solutions basées sur la nature » souvent citées comme des mesures pertinentes à coût maîtrisé. L’Union Européenne en a même fait un axe de travail à part entière impliquant programmes de recherche, innovation, développement, conseils aux décideurs. 

Source : Association française d’agroforesterie

Si, face à des événements météorologiques d’ampleur, le recours au végétal ne doit pas être considéré comme la « solution miracle », il peut en tout cas en tempérer les effets. Et s’il le fallait encore, laissons-nous convaincre par leurs nombreux autres avantages : support de biodiversité, stockage de carbone, attrait paysager. Ne négligeons pas les potentielles plus-values économiques : secteur des pépinières, entreprises de plantation, d’entretien, potentiel de valorisation de la biomasse produite, etc.

Voici comment certains des projets que nous accompagnons permettent de contribuer à l’adaptation de notre territoire rural à certains aléas climatiques :

  • plantation de haies, de taillis ou de miscanthus pour lutter contre les coulées boueuses, freiner le ruissellement de l’eau et limiter l’érosion des sols.
    • Assesse : le projet des frères Dubois
    • Jodoigne : le projet de Bernard Calbert
  • plantation de dispositifs agroforestiers dans les pâtures pour protéger le bétail durant les épisodes caniculaires.
    • Fosses-la-Ville : le projet de la Ferme du Coin²
    • Chiny : le projet de Justine Mouget
    • Perwez : des haies à la Ferme du Ponceau
    • Serinchamps : Un verger haute-tige chez Vincent Georges
  • plantation de dispositifs agroforestiers en système de grande culture pour augmenter les teneurs en matière organique dans les sols, se prémunir des sécheresses ou des gelées tardives.
    • Tournai : un dispositif agroforestier en grandes cultures
  • plantation de haies brise-vent, pour se prémunir des vents séchants, ou des vents froids.

Nous remercions les citoyens et les entreprises qui s’engagent à nos côtés et contribuent concrètement, à leur échelle, à l’adaptation de notre territoire !